Nom d’un swing !
Le golf, puisqu’il s’agit de lui, divertissait déjà nos Francs-Maçons d’Ecosse au XVIIIème siècle. Un grand réjouissement pour sûr, surtout lors des banquets !
Ainsi, corps bien exercé, bien repus, bien hydraté pouvait nécessairement atteindre l’altitude spirituelle. Autant de temps gagné sur la connaissance de soi.
Certes, j'entends que cela puisse vous étonner mais c'est réalité.
Par vanité, on tente des coups impossibles ; par lassitude, la balle s’emballe et refuse d’obéir.
On recommence, persévérance.
Toujours à la recherche du swing accompli, comme un chevalier en quête d’idéal.
Connais-toi, toi-même ! Il est d’usage, sur un parcours, de démarrer « toujours perdant ». Rude adversaire que soi-même, difficile à maîtriser.
L’autodérision préside. Eternel « heureux-insatisfait », le golfeur tout naturellement choisit l’humour anglais, politesse oblige.
Plus de sagesse est totalement requise pour un destin golfique.
Comparaison, raison, relativisons.
La pratique est exigeante. Surtout ne pas compter les années, « ça viendra » sûrement ou alors pas du tout.
En tête pourtant, point de résignation. Pouvoir, vouloir, oser.
Préparation, concentration, dents serrées. Stoïcisme.
L’envoi acharné, répété scrupuleusement.
D'abord, le petit bruit, puis le geste aérien, puissant, rapide comme l'éclair : le beau swing.
Réussir d’emblée : là, dans cet instant précis d’harmonie entre esprit et corps, la plénitude est spinozienne. Tout se condense, se concentre soudain… sur une petite balle alvéolée pour l’approcher dans les règles d’un petit trou là-bas au loin…
Cet exercice philosophique, d’aucuns le feraient sûrement quotidiennement s'ils en avaient le temps !