LES DERNIERS JOURS DE MOÏSE
Contribution La Griffe Hauts-de-France
Rubrique AdHoc
Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲△
Facilité de lecture ▲▲▲▲▲
Rapport avec le rite ▲▲▲△△
Moïse est l'homme du salut pour le peuple hébreu, mais, en définitive, n'y a-t-il pas que Dieu qui puisse donner le salut ?
Ce livre, proposé dans le cadre d'une réunion ayant pour thème l'Arche d'Alliance, nous montre la vision inhabituelle d'un Moïse étonnant et émouvant.
Arrivé à l'heure du grand départ, Il ne comprend pas. Il veut rester dans le monde et refuse de partir. Il veut inverser le cours des choses. Il veut vivre et rentre en dialogue avec Dieu pour soutenir sa cause. Moïse ne souhaite pas mourir car il souhaite voir la terre promise, il veut passer le Jourdain, mais Dieu, ne veut pas. Peut-on être fidèle et ne pas être récompensé ? La récompense fait-elle partie de sa destinée, de son travail, ou est-elle simplement un cadeau de bienveillance ?
« Maître du monde ! Je sais très bien que Tu es le Dieu de toutes les consciences et de toutes les âmes. Les âmes des vivants et des morts sont entre Tes mains. C'est Toi qui m'as créé, c'est Toi qui m'as formé, c'est Toi qui m'as placé dans le corps de Moïse pendant 120 ans. Certes ! Mais existe-t-il un corps dans le monde plus pur que celui de Moïse, ce corps qui n'est habité ni par un esprit malodorant, ni pas un ver, ni par un asticot ? Moi, je l'aime, je suis attachée à lui. Il ne peut me quitter et je ne peux le quitter. Je me sens très bien dans tous ses membres et c'est par chacun de ses membres que je peux agir sur le monde. Je ne veux pas sortir de ce corps. J'ai décidé d'y rester ». Tout n’a pas été parfait mais la fidélité était bien là.
Il va même chercher de l’aide auprès des prophètes, (Noé, Abraham, Josué…), pour l’aider à convaincre Dieu. Mais tous lui font comprendre que ce n’est pas lui qui décide de son destin. C’est Dieu, maître du monde, maître de l’humain qui décide et on ne peut aller contre.
Cela nous touche directement dans la vie de tous les jours, lors du départ d’un proche, d’un jeune ou de quelqu’un qui n’aurait pas dû mourir. C’est difficile à accepter et de ne pouvoir inverser le processus. Alors au moment de notre départ, adhèrerons-nous à la vision de Moïse, qui se sent bien dans sa peau, dans ses membres, qui a agi pour le monde et qui souhaite vivre encore ? Serons-nous dans l’acceptation ou serons-nous comme Moïse ?