MAUVAIS GARÇONS.
Contribution La Griffe Lorraine
Rubrique Polars
Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲▲
Facilité de lecture ▲▲▲▲▲
Rapport avec le rite ▲△△△△
Voulez-vous, avant les vacances, réviser (un peu) votre espagnol, tout en découvrant par cette BD, ce chant (el cante) flamenco au rythme lent et mélancolique : le solea (de soledad… la solitude).
Les paroles en français sont traduites en bas de page en espagnol. Phrases simples sur la vie, l’amour « ton amour est comme un taureau / es tu querer como el toro » ; La mort « si tu me regardes, tu me tues. Si tu ne me regardes pas, je meurs / si me miras me matas, si no me muero ».
Ce chant est sacré parce qu’il ne se chante, et danse, que si on en a envie et qu’entre purs : les vieux, les gitans, les mauvais garçons, les mamas ayant vécu…
Comme si on pouvait comprendre quelque chose à cette vie de malheurs, dans ce sud profond, pauvre, ignoré qu’est l’Andalousie. Alors il reste le chant et la danse… Savoir vivre de rien avec orgueil. Entre les chants le temps s’écoule à fumer, trafiquer, voir les filles, et toréer avec son chien…en attendant que vienne le sentiment.
Sur la forme, c’est une bande dessinée en deux tomes, au crayonné discrètement rehaussé d’encre brune, délicatesse rendue au sujet traité. D’où l’importance apportée aux clairs et aux sombres.
Une BD …sacrificielle… Laissez-vous vous mettre à la disposition du chant, ce chant qui se danse ou cette danse qui se chante…après quelques copitas de vino tinto (verres de vin rouge) ?