Contribution La Griffe Hauts-de-France

Rubrique BD/Polars

Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲△

Facilité de lecture ▲▲▲▲▲

Rapport avec le rite ▲▲▲△△

Ce nouveau tome débute par le saccage à Berlin d’un Temple maçonnique en 1933 par les SA (Section d’Assaut, organisation paramilitaire du parti nazi). Un des Frères de cette Loge, Léo Müffelmann qui créa la Grande Loge Symbolique d’Allemagne, gardait secrètement une des 3 pierres de lave que l’architecte Hiram plaça dans un des murs du temple de Jérusalem.

De très nombreux Francs-maçons sont déportés dès 1933. Le Frère Léo déporté dans un camp est libéré sur intervention des américains et décède rapidement. La pierre, en possession d’un gardien du camp de déportés, est transmisse à un Frère qui réussit à s’évader. Après quelques péripéties parisiennes et quelques planches sur la libération de Paris en aout 1945, ce tome se termine par le transport de la pierre à Jérusalem.

Comme dans les tomes précédents, la deuxième partie réalisée par Jean-Laurent Turbet nous apporte un certain nombre d’informations plus historiques sur le contexte politique, la franc-maçonnerie en Allemagne au XXème siècle, la Loge Goethe de la Grande Loge de France et les camps de prisonniers.

Onzième de la série, cet ouvrage est, comme les précédents, d’un accès facile pour les profanes qui trouveront un intérêt certain à cette histoire romanesque mêlant fictions et réalités historiques. Ce onzième tome fait découvrir un triste épisode de notre histoire européenne durant lequel des milliers de Francs-maçons ont été pourchassés et déportés.

Cet ouvrage, toujours peu intéressant pour les initiés en quête de recherche spirituelle, montre la fragilité de la liberté de conscience face à des régimes politiques tyranniques. Les atteintes aux Temples en France de nos jours montrent que la liberté d’association et de conscience reste toujours fragile.

Précédent
Précédent

LES ASSASSINS DE L’AUBE

Suivant
Suivant

L'ANNÉE DE LA SAUTERELLE