LA MENUISERIE  

Contribution La Griffe Lorraine

Rubrique BD/Polars

Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲△

Facilité de lecture ▲▲▲▲▲

Rapport avec le rite ▲△△△△

J’ai été sensible à cette bande dessinée (en noir et blanc) qui conte la vie et la mort annoncée d’une petite menuiserie familiale en province, une PME comme il en existe tant. Quatre ouvriers, le père de l’auteur la dirige et la grand-mère leur fait les repas. La retraite se précise et personne n’a envie de reprendre l’affaire (d’ailleurs en est-elle une d’affaire ?).

Il y a pourtant du travail, même s’il est difficile. L’auteur, avec intelligence, enquête sur ce microcosme assez routinier et nécessitant cependant attention. Sous les horaires, la fabrication, la pose, le nettoyage, la maintenance, etc… sans oublier la compta, se tisse un petit monde relationnel, une intimité distanciée que l’auteur rend palpable.

Car chacun a son caractère (on n’est pas de bois) dans cette micro société : le taiseux, le râleur, le poseur (qui n’aime que l’extérieur), celui qui, concernant l’éventuelle reprise, « voudrait bien mais c’est compliqué » sans en dire davantage, après le boulot celui qui court ou cultive son jardin…

 

Une BD qui sent la résine, le copeau poussiéreux, le verni, mais aussi la concentration nécessaire à la précision afin de sortir quelque chose qui n’existait pas, malgré le  bruit, le poids, la vie qui passe…

 

Une fierté ordinaire… C’est pas si commun.

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