La Maçonnerie ne s’ apprend pas que dans les livres

« La  Maçonnerie ne s’ apprend pas que dans les livres, »

« Le maçon s’appuie sur les deux piliers de l’initiation et de la culture. »

Finalement, j’ai passé une bonne partie de ma vie maçonnique à naviguer avec bonheur et sans fausse honte sur ces deux affirmations, dues à mon propre Père et à Jean   Baylot, si j’ai bonne mémoire.

Comme il m’est donné de m’exprimer librement, je vais en user sans retenue aucune.

Certes l’Initiation ne doit rien à un livre, sauf, à l’évidence, aux rituels !

Mais je reconnais m’être plongé avec délices dans nombre d’ouvrages d’histoire maçonnique ou pas, de philosophes, de penseurs et autres essayistes, et ce, sans retenue, tant le désir de savoir, de me cultiver m’a toujours pénétré.

Et, je dis bien de savoir , car le souci de connaissance au sens le plus initiatique du terme s’est ainsi développé, à partir de comparaisons, de renvois d’un auteur à l’autre, bref de réflexions personnelles, un tout enrichi d’intuitions, plus ou moins immédiates.

Je m’interroge : Aurais-je eu autant de moments de bonheur, faits d’acquisitions livresques et de fulgurances intuitives, si je n’avais pas pris possession de toutes ces sources ?

A l’évidence, non, bien sûr, car le savoir ne donne pas le sens qui, lui, est le propre du travail initiatique, lequel ne manque pas de donner vie au sens.

Ainsi, la lecture, fille de la littérature, au sens le plus large du terme, est-elle un élément culturel, voire spirituel, majeur et irremplaçable d’élévation vers un idéal de beauté, fait de sagesse, d’émotions, de réalisation et de beaucoup d’humilité.

Continuant ainsi à aller de livre en livre, réflexions aidant, et m’en portant très bien par ailleurs, d’autant qu’une certaine capacité d’écoute et d’échanges m’a toujours escorté, dans  le souci de l’autre :

Alors je ne regrette rien de l’irruption, dans ma vie,  des deux adages cités en début de ce libre propos : dualité permanente …et tellement merveilleuse.

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