Couleurs du temps

Pour voir la vie en rose, c’est sûr, il ne faut pas avoir les idées noires d’autant qu’à cette saison on le sait bien tous les chats sont gris comme le ciel et les toits de Paris.

Pour voir la ville en fête, il faut voir les sapins déguisés, les guirlandes sous l’abondance. Tout va bien.

Allons marcher au bord de la Seine maussade, avec ses pavés sombres, ses recoins ténébreux et son vacarme au-dessus de la tête, vous verrez tout de suite des flaques multicolores, des péniches qui chantent en attendant les visiteurs.

Quelques jours encore pour cette année qui flanche, qui résiste encore un peu, vaille que vaille sous la grisaille, quelques jours encore pour faire la trêve, pour se réunir et décompter la dernière minute et accueillir une fois encore l’année nouvelle comme un cadeau du ciel bleu. Pleine de promesses avec tous ses jours bien complets, ses fêtes, ses vacances aux dates déterminées et peintes en brillant sur le calendrier.

Enfin, belle ou grise peut être, viendra la dernière soirée, on la célèbrera comme il faut, comme il se doit.

 Chacun contemplera le ciel ou le plafond avec les étoiles dans sa coupe où tout scintille. On entendra partout, sur les smartphones, sur les écrans, dans les rues, autour de soi « Bonne année, Bonne santé » et on la laissera passer inéluctablement.

Pardon, mais ce n’est plus un vœu banal désormais.  S’il se réalise, dame ce n’est pas rien. Une joie à cajoler.

En jaune, en rouge, en blanc trinquons à notre Fraternité et vive bien fort l’année toute neuve.

 

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« L’ascension que vous avez tentée dans ces conditions aurait été fatalementsuivie d’une chute mortelle »

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