Accordons nos violons

Mes frères musiciens, mélomanes, habitués des concerts, friands de quatuors à cordes, de trios, de solos de violon, d’altos, de violoncelles, vous l’avez échappé belle !

Dans un louable effort de protection de la biodiversité en vue de la COP-19 le Brésil a demandé en novembre 2022, la protection et l’interdiction de tout commerce de Paubrasilia Echitana.

Le bois de cet arbre, plus connu sous le nom de pernambouc, est indispensable pour la fabrication des archets de violons, altos, violoncelles et contrebasses depuis le XVIIIe siècle.

Imaginez, c’est toute l’archèterie française et internationale qui était ébranlée.

Pire, la circulation du pernambuc risquait aussi d’être interdite, rendant infernale la vie en tournée de ces instrumentistes dans les orchestres.

Certains imaginaient déjà un marché international des prêts d’archets, mais, des solistes, des chefs d’orchestres, bref, l’internationale de la musique s’est levée comme un seul homme.

Tout ce petit monde médiatique et artistique, celui des orchestres, des opéras, des festivals d’art lyrique s’est mobilisé et a manifesté comme il se doit :… de concert et fait jouer… la corde sensible auprès des pouvoirs publics!

Finalement leur cause a été entendue et le texte brésilien a été amendé.

Mais Dieu, que le son des cordes eût été triste le soir sans ce bois

Précédent
Précédent

Couleurs du temps

Suivant
Suivant

Au goût du jour…