La Griffe a aussi de la sagacité….

J’ai eu l’occasion ; il y a quelque temps de vous dire que la Maçonnerie ne s’apprenait pas dans les livres, mais dans les domaines abordés dans la Griffe, notamment en philosophie, il n’en est pas de même.

Tout d’abord, il faut rester fidèle à l’avis judicieux de J.F.Revel : «  Mieux vaut il lire un auteur que sur un auteur » ce que je me suis efforcé de suivre régulièrement.
Néanmoins, il faut bien reconnaitre que, parfois, l’abord d’un philosophe est grandement facilité par la lecture préalable d’un exégète ou d’un commentateur.

Ainsi, venant de lire, ou plutôt de relire « Nietzsche  »  de  Stefan Zweig  dont les biographies ont ravi ma jeunesse, lecture fortement conseillée par mes parents, et non, malheureusement par des professeurs de mon Lycée, mais dont j’en ai fait profiter mes copains.

Donc, pour en venir à Nietzsche, abordez le avec le charmant R. Misrahi  et fuyez l‘illisible Deleuze et, surtout, plongez vous dans ce petit et remarquable livre de Zweig, livre datant de presque un siècle et dont l’écriture et le style sont intemporels.

Zweig met en évidence les tragiques douleurs : nerveuses et psychologiques de Nietzsche dont les maladies ont fait de la vie une misère, voire une abomination et il en décrit le combat victorieux, quasi surhumain contre le mal l’amenant au désir et à la volonté d’être son propre adversaire pour faire triompher son idéal : Poursuite incessante  d’un triomphe vers un infini toujours repoussé.

Ce livre est tout simplement merveilleux de clarté, d’aisance, d’humanité sur ce que fut Nietzsche, ses immenses tourments et son triomphe, mais à quel prix !

A l’avenir, si vous me le permettez, si un ouvrage nous attire, se voulant commentaire ou réflexion dans le monde des idées, sachons faire preuve de discernement pour trouver un autre Stefan Zweig, ou, plus simplement, lisons l’écrivain ou le philosophe.

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