SPINOZA. L’HOMME QUI A TUE DIEU
Contribution La Griffe Hauts de France
Rubrique les Incontournables
Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲△
Facilité de lecture ▲▲▲▲△
Rapport avec le rite ▲▲△△△
Comprendre de manière assez aisée la philosophie de Spinoza et les grands combats qu’il a mené durant sa courte existence tout en vivant ce qu’était la société du XVIIème siècle, c’est ce que nous offre ce nouveau livre de JR Dos Santos.
Un livre fort qui nous relate aussi ce qui modifia l’histoire de la hollande avec la mort des frères DE WITT.
Nous pouvons réaliser la force des religions à l’époque. Spinoza qui était investi d’une possible très grande carrière de rabbin, se trouva rejeté de la communauté juive du fait de ses positions philosophiques et de ses réflexions sur Dieu et les religions qui le feront déclarer hérétique.
Oui, on peut, après avoir lu l’éthique, être d’accord avec lui sur : Dieu est la Nature. La Nature est en Dieu. Mais si l’homme fait partie de la Nature, l’homme est-il une partie de Dieu ? Pas de prise de position, seulement une réflexion sur ce qui nous entoure et ce que nous pouvons espérer et accomplir, mais surtout ce que nous pouvons comprendre.
Spinoza, apporte à son époque des réflexions qui seront retenues beaucoup plus tard. L'église et l'état doivent être séparés si l'on veut une vraie liberté de pensée et d’expression.
C’est un roman, qui nous parle de son courage qui lui a valu une mise à l’index. Courage qui manque, peut-être de nos jours, à ceux qui souhaitent faire évoluer la science et les idées démocratiques.
L’auteur est un vrai cherchant, un homme qui travaille en faveur de la liberté dans ses écrits. La science et la religion y sont souvent exposées, avec souvent une mise en conflit, mais toujours dans un but très constructif.
Un livre à recommander notamment à tous ceux qui ne connaissent pas Spinoza. Sous forme romancée, l’auteur nous permet par une écriture très accessible et simple d’approcher et de comprendre ses concepts philosophiques, l’impact qu’ils ont eus à son époque et enfin qu’ils ne sont pas de nos jours dépassés et désuets.