LA MONARCHIE

Contribution La Griffe Paris

Rubrique les Incontournables

Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲▲

Facilité de lecture ▲▲△△△

Rapport avec le rite ▲▲▲▲△

C’est vers 1310 que Dante Alighieri, esprit Florentin rédige ce traité complexe, parfois contradictoire, difficile d’accès pour aborder un sujet au cœur de la problématique politique la plus importante du Moyen Âge.

Deux pouvoirs se disputent la vision d’une société chrétienne idéale : l’église et l’empire dont le meilleur exemple pour Dante est l’empire romain qui est l’empire du droit ……. mais, imposé par la force, ce qui ne semble pas le troubler.

Mais après tout, l’époque est à la violence entre Guelfes blanc qui veulent soustraire Florence à l’influence papale et veulent l’autonomie de la cité et les Guelfes noirs liés au pape. Le monde spirituel ou le pouvoir sur le monde matériel.

Sa prise de position en faveur de l’autonomie et du pouvoir temporel lui vaudra l’exclusion de la cité. Dante choisi clairement le « potestas » de l’empereur qui constitue le lien social universel par opposition à : « l’auctoritas » du pape, lien d’ordre spirituel entre les hommes.

Précurseur d’une certaine : « laïcité », l’homme doit échapper à la toute-puissance de l’église et presque à celle de la religion. Dégagé des dogmes, l’homme doit trouver sa propre voie pour atteindre ce que Dante appelle la « félicité terrestre », c’est-à-dire la paix de l’esprit pour l’individu et pour tous les hommes la paix universelle. Avec la notion d’intellect possible, empruntée à Aristote, Dante fait de l’homme, grâce à la connaissance, un être placé en dessous de l’ange, mais un être qui peut par sa raison aboutir à une perfection de son état de mortel entre l’absolu et le relatif.

Autre nouveauté, c’est l’idée d’une unité d’une mission qui lie les générations les unes aux autres au service du bien commun.

Moderne, il est également en cherchant un bâtir une société ou l’obéissance civile, sous-tendue par la raison serait la règle en substitution à celle de sujétion.

Le but ultime, c’est une notion proche de notre conception contemporaine d’une société humaine universelle et civile dépassant les clivage géographique, culturels, religieux. Dante n’est pas loin d’envisager une sorte de gouvernement mondial !

Sauf que pour Dante, le modèle idéal est l’empire romain qui établit une société d’État de droit, mais où le droit est imposé par la force par le vainqueur. Dante ne réfute pas la nécessité du passage par une étape violente.

La violence accoucheuse des sociétés : une idée qui fera son chemin

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