REGARDS SUR LE MOYEN-ÂGE

Contribution La Griffe Paris

Rubrique les Incontournables

Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲▲

Facilité de lecture ▲▲▲▲▲

Rapport avec le rite ▲▲▲△△

Depuis des années maintenant, grâce à Georges Duby, Jacques le Goff, Michel Pastoureau et autres, peut-être même Michelet en éclaireur, nous découvrons le Moyen Âge, le véritable et non celui de nos préjugés et de nos idées toutes faites. Le Moyen Âge ce ne sont pas des siècles « d’ombre et de clarté » mais il est celui de ces hommes et de ces femmes qui nous ressemblent étrangement dans leur approche de la culture, des arts, des croyances religieuses, des excommunications, dans leurs « idées à la mode ». Nullement période de régression, aucune acculturation des élites, pas de peur généralisée de « l’An Mil ». Le Moyen Âge c’est une « symbolique, un imaginaire et un merveilleux qui imprègnent ce temps » (Pastoureau).

Nous sommes trop souvent ignorants de cette période et le livre de Gouguenheim, bien que déjà un peu ancien nous recadre la connaissance de ce Moyen Âge réel, non fantasmé. 

Au travers de 5 chapitres et de 40 « histoires » l’auteur nous conte la paix de Dieu, la chevalerie, le sacre des rois, les femmes qui eurent le pouvoir, les 3 papes qui se disputèrent le pontificat… Charlemagne, les foires de Champagne… 40 « histoires médiévales » toutes plus passionnantes les unes que les autres.

Un regard, beaucoup plus, une fresque qui n’en n’a pas l’air et pourtant !

Nous découvrons l’ampleur de nos lacunes et l’ampleur de nos opinions préconçues.

Ce n’est pas un livre, c’est le roman, parcellaire bien sûr, de vies et de conceptions parfois proches de celles d’aujourd’hui, violences, combats, jalousies, soif de pouvoir, élimination des adversaires, volonté d’unité, de compréhension du monde, droit, philosophie, littérature. Que manque-t-il pour nous rappeler notre terrible et aussi fantastique condition à travers le Temps.

On prend cet ouvrage, on lit une histoire, puis une autre ; à peine posé on reprend ce volume car on souhaite se retrouver dans un « moment extraordinaire » des années 1300, 1400, 1500…

Livre susceptible de nous empêcher de dormir car on est curieux d’un nouveau moment historique connu trop vaguement. Que celui qui n’aime pas les histoires du coin du feu, qui n’aime pas les conteurs alors celui-là n’aime pas la vie. Il n’est pas alors un lecteur de La Griffe. 

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