Contribution La Griffe de Vienne

Rubrique Métaphysique

Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲△

Facilité de lecture ▲▲▲▲△

Rapport avec le rite ▲▲△△△

Belle découverte que ce roman introspectif de Nathan Devers qui nous explique son parcours de cherchant. Et plus précisément comment il est passé d’une vocation de Rabbin à une pratique salvatrice et libératrice de la philosophie.

Disons le tout de go, oui c’est toujours un exercice singulier que celui de lire une autobiographie d’un jeune homme d’à peine trente ans.

Mais passons les préjugés et attardons-nous sur son contenu.

L’ouvrage se divise en deux parties distinctes.

La première qui comporte des moments d’auto-dérision tout à la fois drôles et touchants, relate le parcours judaïque de l’auteur se prédestinant donc à devenir Rabbin. C’est une formidable opportunité pour ceux qui sont relativement ignorants de cette religion ancestrale, de la découvrir.

Puis, au fil des pages, s’établit une seconde partie, progressive, qui nous amène à la découverte de la philosophie. Matière selon Nathan Devers, propre à étancher sa soif intellectuelle.

Tout l’intérêt du livre se situe dans sa perspective personnelle.

La recherche de la Lumière est individuelle et c’est un long chemin que celui qui nous permet, selon l’auteur, de sortir de l’enfance, à savoir de la période des préjugés et des carcans intellectuels et sociétaux. Par le travail, le questionnement et en repoussant les idées toutes faites et religieuses.

Bref, à douter.

Autrement dit, à penser contre soi-même.

Il pourrait bien entendu être rétorqué à Nathan Devers, qu’il confond la spiritualité et le religieux. Ainsi, si la théologie et l’étude des textes sacrés peut aboutir à une absence de cohérence, à des carences …, cela ne signifie pas que nous sommes entourés de vide.

Et c’est peut-être là que réside le premier intérêt de cet ouvrage. Dans la réponse qu’il pourrait lui être faite.

Le second intérêt, et pas des moindres, c’est l’écho à la démarche de tout cherchant. Le parallèle entre ce que l’auteur nomme son « suicide existentiel ». Acte extrêmement violent, ayant pour objectif de le libérer des idoles humaines, des raisonnements effectués par d’autres.

Quelle voie suivre selon lui ?

Peut-être, en la formulant ainsi : « tu t’efforceras toujours de découvrir l’idée sous la pensée philosophique ».

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