MÉDITATIONS MÉTAPHYSIQUES
Contribution La Griffe Côte d’Azur-Corse
Rubrique AdHoc
Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲▲
Facilité de lecture ▲▲▲▲▲
Rapport avec le rite ▲▲△△△
Loin de la froide logique dite cartésienne à laquelle prétendent le réduire ceux qui ne l’ont généralement pas lu, Descartes nous convie à une expérience de pensée qu’aucun Maître Secret n’oserait mener à son terme : récuser tous les savoirs, toutes les opinions, toutes les évidences, jusqu’à parvenir à la seule et pure conscience d’être, étape ultime à partir de laquelle il reprend peu à peu connaissance et possession du monde.
C’est en cela que ces Méditations s’avèrent captivantes. Car alors que la plupart des philosophes classiques nous assènent d’emblée un système qu’ils professent pour vrai, Descartes, par-delà les dogmatismes, nous invite à suivre au présent son itinéraire de descente en lui-même en quête de sa seule vérité, un « connais-toi toi-même » métaphysique au sens où il se situe à la racine de tout savoir.
Pour autant, cette vérité ne constitue qu’une lueur. Elle ne dissiperait jamais pleinement notre finitude essentielle si elle n’était fécondée par l’idée innée de Dieu en qui, comme Descartes, nous plaçons notre confiance. L’évidence de Dieu éclaire la philosophie.
Certes, un point, et non des moindres, nous sépare : Descartes ne conçoit pas le ternaire corps-âme-esprit ; pour lui, l’homme est un être duel. Est-ce suffisant pour le dénigrer systématiquement alors que son intérêt réside pour nous en la sincérité d’un témoignage rare et exemplaire de la liberté de la raison, de la volonté de dépouillement de soi et de la possibilité de la vérité liée à l’exercice de cette liberté ?
J’invite nos Frères à la même exigence.