OEIL OUVERT ET COEUR BATTANT
Contribution La Griffe Lorraine
Rubrique AdHoc
Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲▲
Facilité de lecture ▲▲▲▲▲
Rapport avec le rite ▲▲▲▲▲
Lire François Cheng est un régal, un délice pour l'esprit, une gourmandise pour l'intelligence. Voilà, c'est dit, c'est fait. Portant en sous-titre, Comment envisager et dévisager la beauté, cet essai réconcilie l'homme et la Nature, par le biais de l'analyse de la beauté. Il ne s'agit pas de la beauté ordinaire, immédiatement accessible à l’œil, mais de celle perceptible par le regard de l'âme et de l'esprit.
Ainsi se dévoile la splendeur de la Nature, splendeur partagée par tous les groupes humains. Hors des clivages, la Beauté pour Cheng est la marque du divin. De la beauté physique à la beauté de l'art, de la beauté de la Nature au spectacle des merveilles de l'univers et de notre terre, se trouve un point commun, central, invariant : la vacuité nécessaire à la réception du vrai qui nous ouvre les portes de l'âme.
La beauté dépasse le cadre commun et vulgaire pour embrasser tous les domaines que l'esprit puisse concevoir, y compris la beauté de l'âme, les belles âmes les beaux esprits. La sainteté y trouve sa part, par la luminescence qui en émane.
Suivi de l'éloge de la vertu, un discours prononcé en 2007 lors de la séance publique annuelle de l'Académie française, ce livre ne peut que réjouir, en constituant une antidote de la désespérance. Dans son éloge de la vertu, François Cheng aborde cette question à travers l'Art, ce qui n'est pas commun, mais bien en rapport avec l’ouverture de l’œil et du cœur battant. Merci Monsieur Cheng, pour cette leçon magistrale de simplicité et d'humilité. A lire absolument !