L’AGNEAU PASSE À TABLE - DE LA BARQUETTE À L’ASSIETTE

Contribution La Griffe Lorraine

Rubrique Art

Intérêt général de l’ouvrage ▲▲△△△

Facilité de lecture ▲▲▲△△

Rapport avec le rite △△△△△

Un livre de cuisine spécifique sur cette viande savoureuse et symbolique de l’agneau. L’animal sacré des trois grands monothéismes.

N’en déplaise aux végétariens, il me paraît impossible de survivre sans manger d’agneau.

Blandine Vié est une journaliste culinaire qui a commis de nombreux ouvrages. Inutile de parler de celui-ci, ça ne sert à rien. Inintéressant, remplie de lieux communs et de quelques recettes sans magie. Bref, c’est un opuscule pour citadin(e) qui pense que l’agneau pousse en barquette et ignore que sa côtelette d’ovin fût auparavant un animal sur pattes.

Ce qui est symptomatique de notre époque, révélateur de notre inaptitude à démêler le vrai du faux, c’est la mode des « journalistes culinaires ». Cette espèce d’influenceurs qui tapinent sur tous nos médias en nous expliquant tous les exotismes possibles, mais attention ! bio, local, et de saison !

Dans les faits, ça n’existe pas, jamais !

Ces escrocs gustatifs veulent simplement vendre leur soupe en s’autoérigeant "spécialiste gastronomique », et tout ce qu’ils goûtent est « exceptionnel », jamais l’un de ces vendus alimentaires n’oserait une remarque déplacée. Ils se permettent par contre d’écrire des livres pour nous expliquer que l’agneau a une tête et quatre pattes, et uniquement deux gigots. Parfois il vit en récipient de polystyrène dans les rayons des supermarchés.

Je pensais que cette journaliste était la fille du Gérard Vié, chef étoilé du fameux restaurant « Les trois marches » à Versailles, mais en fait c’est juste une homonymie, pourtant outre le patronyme, entre les trois marches et le fait que Blandine Vié travaille pour « Franc-Maçonnerie magasine », il y a peut-être un lien à faire…

Quoi qu’il en soit, c’est un livre « alimentaire », pas pour le lecteur, mais pour l’auteur. Elle s’est juste trompée d’animal. Le marché faisant la loi, en édition comme en politique, la forme porcine prend le dessus, mais si dans le cochon tout est bon, l’agneau est plus délicat, élégant, distingué, poétique.

C’est bien ce qui distingue la maçonnerie sociétale de la maçonnerie Traditionnelle, la cuisine de la gastronomie, le journalisme des belles lettres, le BHL de la pensée, la TV-réalité de la sapience et le lard… de l’art.

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