LES MOTS DE PARIS
Contribution La Griffe Lorraine
Rubrique Art
Intérêt général de l’ouvrage ▲△△△△
Facilité de lecture ▲▲▲▲▲
Rapport avec le rite △△△△△
Et dire qu'ils se sont mis à deux pour écrire ce livre dont une page sur deux ne comporte que d'anciennes illustrations ou de photographies en noir et blanc... C'est aussi vite lu que ce fut écrit. Quant aux éditions Actes Sud on se demande quelle mouche, sans aucun doute échappée d'un bateau du même nom, les a piqués. En effet, selon l'éditeur, chaque texte permet d'entre plus avant dans l'intimité d'une œuvre d'art. En guise d'œuvres d'art on y trouve des rues, des avenues, la Seine, le Louvre, les « beaux quartiers » la Tour Eiffel, le Pont des Arts etc.
Une sorte d'inventaire bien maladroit à la Prévert. Les textes ne comportant guère plus de cinquante lignes : allez avec ça entrer dans l'intimité de Notre Dame de Paris. Fortiches les gars ! Alors on a droit aux poncifs si usagés qu'on leur filerait cent balles pour se refaire un attrait. On l'a compris, ce petit bouquin est à lire dans le métro aux heures de pointe, une station et on a tout lu. Ce qui est affligeant c'est que le titre du bouquin est mensonger, car en guise de mots de Paris, on ne trouve que dalle ! Ah l'argot des Titis de Paris est pourtant si riche, si plein d'inventions, de raccourcis !
De Boulmich point, quant à la rue Blondel, les cocottes, les grisettes, les dames, le p’tit noir du mat, les Gavroche, la baguette sous le bras ... introuvables. La place de Grève reste à la cambuse des quais désertés. Que n'ont-ils lu Audiard, Prévert et entendu Gabin. Tiens, moi si je devais faire un livre là-dessus, ce serait un bouquin d'atmosphère. Atmosphère ? Atmosphère ?
Est-ce qu’il a une gueule d'atmosphère. Non cet opuscule maigrichon n'en comporte aucune sinon celle que distille en brumes délétères les germanopratins blasés. Bref je me suis fait avoir en achetant ce bidule.