LES CITES OUBLIEES DES MAYAS
Contribution La Griffe Lorraine
Rubrique Art
Intérêt général de l’ouvrage ▲▲△△△
Facilité de lecture ▲▲▲▲▲
Rapport avec le rite ▲△△△△
Un bien gros livre pour un artiste britannique qui fut également un grand voyageur attiré par les civilisations anciennes. Les croquis dessins et aquarelles qu'il rapporta de ses voyages témoignent de l'état dans lequel se trouvaient les cités mayas perdues dans la jungle des contrées du Mexique et de l'Amérique centrale.
On ne sait que peu de choses sur Catherwood sinon qu'il appartenait à une famille aisée. Comme bien des Anglais il cherchait à participer à la grande aventure d'un monde disparu. Mais notre peintre n'était pas un historien et interprétait à sa façon les vestiges des constructions mayas et notamment les glyphes qui ornaient les monuments. Ce livre de Fabio Bourbon, très richement illustré est davantage une ode dédiée à Catherwood qu'un traité d'américanisme et ne peut servir la cause des archéologues qu'en tant que photographie d’une époque donnée, de plus assez peu fiable compte tenu des interprétations de notre peintre.
Ce livre est donc d'une utilité des plus réduites pour qui s'intéresse à l'architecture et l'art précolombien. Il ne sert in fine que la biographie partielle d'un homme, aussi remarquable fut-il. Considérons donc cet ouvrage comme un catalogue illustré des travaux, certes remarquables du point de vue de l'art, d'un artiste. Le titre du livre est donc un peu trompeur alors que justement c'est sur ce titre que j'en fit la couteuse acquisition. Il n'apporte que bien peu à l'histoire des Mayas, à leurs croyances, à leur façon de vivre. Un champ d'intérêt restreint, des peintures peu objectives et peu fiables. Voilà ce qui motive une griffe assez sévère pour un travail colossal qui ne présente que l'aventure d'un sujet de sa gracieuse majesté et induit l'acquéreur dans l'illusion d'un véritable ouvrage d'américanisme. Comme quoi il faut toujours se méfier des apparences.