TOUTANKHAMON
Contribution La Griffe Lorraine
Rubrique Art
Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲△△
Facilité de lecture ▲▲▲▲▲
Rapport avec le rite ▲▲△△△
Une centaine de pages, mais dans un grand format pour découvrir les trésors incroyables mis au jour par Lord Carnavon il y a près d'un siècle. Bon, Carnavon était un petit peu pilleur de tombes, mais à l'époque c'était un passe-temps ordinaire pour Anglais membres de la gentry... Et son comparse, Howard Carter, un archéologue autodidacte colérique et fier de son titre d'inspecteur général des monuments de la Haute-Egypte, titre qu'il devait à Maspero un archéologue renommé. Après quinze années d'efforts, surtout produits par les fellahs recrutés, Carnavon se contentant de financer les travaux et de s'attribuer la découverte de la tombe inviolée de Toutankamon. Voilà ce que nous raconte ce livre, avec bien évidemment la description de la découverte des différentes pièces et de leur contenu. Carnavon meurt d'une piqure de moustique et Carter reprend la fouille après deux ans de fermeture de la tombe par les autorités égyptiennes et accède à la tombe elle-même et les sarcophages emboités, dont le troisième de 110 kilos d'or pur.
Les auteurs ne peuvent s'empêcher d'évoquer, mais grâce au ciel en une seule page, la « malédiction » qui suivra, et propagée par Conan Doyle, le père de Sherlock Holmes, Comme quoi Doyle aurait mieux fait de se contenter de son détective. Les whiskies et le smog sont sans doute responsables de ce manque de rigueur.
Suivent les descriptions sommaires des merveilles illustrées par de très belles photographies et diverses considérations historiques sur les rites funéraires et la religion des Egyptiens au travers des représentations peintes sur les parois de la tombe. Parmi les illustrations, certaines sont d'authentiques témoignages historiques de cette découverte, photos prises par les acteurs eux-mêmes, comme celles en quadrichromie de Carter penché sur la momie du Pharaon ou encore du désordre des trésors dans les pièces du tombeau. Ces précieux témoignages, restent donc accessibles à tous par la magie de l'imprimerie. Et on ne s’en lasse pas.