LES CITÉS OBSCURES, LA FIÈVRE D’URBICANDE
Contribution La Griffe Aquitaine
Rubrique BD/Polars
Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲△
Facilité de lecture ▲▲▲▲▲
Rapport avec le rite ▲▲▲△△
Pour les amateurs de Bandes dessinées, bien sûr, il y a l’incontournable George Rémi dit Hergé mais aussi son merveilleux compatriote François SCHUITEN qui accompagné du scénariste français Benoît PEETERS ont réalisés ensemble les 12 albums de la série « Les Cités obscures ». le premier album publié en 1983 s’intitule « Les Murailles de Samaris », le dernier « Le Retour du Capitaine Némo » paru en 2023.
40 ans d’une collaboration étroite couronnée de succès et de nombreux prix
Bien sûr, il faut tous les lire et relire sans exception, pourquoi ? parce que le graphisme est sublime, les scénarios envoutants et les personnages d’une profondeur rare ou la notion de héros se confronte à la réalité de mondes imaginaires.
J’ai choisi de vous proposer de vous plonger dans la lecture de « La Fièvre d’Urbicande » publié en 1985 pour son personnage principal Eugen Robick, Urbatecte de la cité Urbicande et pour le thème de cet album. Robick est considéré d'abord comme coupable du phénomène de multiplication et d'amplification d'un petit cube métallique évidé qui peu à peu va recouvrir la cité puis la dépasser pour atteindre une ampleur telle que les humains ne peuvent voir les traverses de la structure du cube devenue pyramide constituée d'innombrables autres cubes. Cette structure cubique baptisée le « Réseau », obsédera Robick jusqu'à la fin de sa vie, au point qu'il en perdra sa crédibilité. L’histoire de ce cube, de ce réseau qui s’amplifie et des personnages de l’album invite le lecteur à réfléchir aux notions d’ordre, d’équilibre, de planification confrontées à la folie, la destruction. La dimension ésotérique est prégnante dans la mesure ou l’architecte voulant construire le Temple s’est trompé de voie, voici que surgit une nouvelle pyramide. L’essentiel reste un Mystère et l’Homme est peu de choses…
Allez, j’en reste là, amusez-vous bien !