RECTIFICANDO
Contribution La Griffe Lorraine
Rubrique BD/Polars
Intérêt général de l’ouvrage ▲△△△△
Facilité de lecture ▲▲▲△△
Rapport avec le rite △△△△△
Inutile de faire une fiche par Tome pour cette série de Bandes dessinées située dans la collection « Le Triangle Secret », un texte pour les trois volumes sera suffisant.
De Visita Interiora Terrae Rectificando Invenies Occultum Lapidem il ne reste que « Rectificando » et apparemment le job n’a pas été fait.
« Le Triangle Secret » est une belle série, du moins jusqu’à cette aberration. Les dessins ont toujours été froids, inexpressifs, maladroits, sans âmes, mais les scénarios tenaient la route. Dans Rectificando, Convard devait être fatigué, il nous concocte une sorte de James Bond de pacotille, « le Rectificateur » d’une organisation secrète, mais qui travaille pour plusieurs pays…
Les scénarios sont les mêmes pour les trois Tomes, les méchants sont soit catholiques, soit Russes, soit chefs d’entreprises. Dans tous les cas, ce sont des salauds par essence puisque nous avons même droit à une ingérence politique de la part des auteurs qui nous font apparaître François Hollande en nous expliquant qu’il y a eu trop de bashing envers cet homme.
Bref, c’est « bien-pensant » comme pouvait l’être Jean-Paul Sartre, une véritable machine à définir ce qu’est le bien et le mal et le philosophe était toujours du côté du bien. C’est pour cela qu’en intellectuel éclairé, il n’hésitait pas à écrire « On n’a probablement pas assez tué en 1793 » pour justifier les massacres du communisme.
Dans ces ouvrages, c’est identique, ces braves gens vivent dans une opulence et une débauche de luxe, donnent des leçons de morales et le Rectificateur tue les méchants au nom du « bien ». Cette série intellectuellement dégueulasse (pardonnez-moi ce mot) est l’illustration parfaite de la gauche-caviar, de la supériorité germanopratine de nos élites débordantes d’assurance et de certitudes, on voit bien que l’on est là bien plus dans les pratiques du Grand Orient que d’autres maisons bien plus respectables.
Passez votre chemin sur cette série aux scénarios scabreux et aux dessins minables, avec des taches noires partout, pour faire sûrement un style, mais ce n’est pas l’auteur qui fait le style, c’est le style qui fait l’auteur …
Chez ces gens-là
On n'vit pas, Monsieur
On n'vit pas
On triche