L'ÉPOPÉE DE LA FRANC-MACONNERIE TOME2
Contribution La Griffe Haut de France
Rubrique Bd / Polars
Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲△
Facilité de lecture ▲▲▲▲▲
Rapport avec le rite ▲▲▲▲▲
Après la construction et la destruction du temple de Salomon puis celles du temple de Jérusalem, nous sommes plongés dans l'édification des cathédrales du moyen-âge par l'intermédiaire d'un maçon tailleur de pierres, Joachim Bernadome, dernier d'une lignée familiale à qui a été confié une des 3 pierres qui terminent le premier tome.
Sur le plan de l'intrigue, le suspense reste entier sur le pourquoi et le devenir de ces pierres qui semblent être le fil unissant le début de l'épopée avec sa fin encore à découvrir.
Pour ce qui est du contexte historique, Nos rentrons dans la vie des loges des ouvriers maçons de l'époque et notamment du maître maçon, possesseur des secrets de la construction des cathédrales colligés dans un carnet, et, maniant à la perfection ses outils, compas, ciseau, maillet et fil à plomb, dans le respect des règles du métier.
Le secret des pierres, les secrets des bâtisseurs et les histoires de famille sont à l'origine de nouveaux crimes qui donnent des rebondissements à l'aventure qui loin de se terminer s'ouvre vers un nouveau point d'interrogation.
La lecture est facile, les dessins de qualité et l'aventure plaisante pour le profane. L'initié y trouvera un sens caché par les symboles évoqués dans ce tome: l'importance de la transmission, de la connaissance, des voyages et de la pérennité de la Tradition.
Comme dans le premier tome, à côté de la bande dessinée elle-même, existe une deuxième partie réalisée par Jean-Laurent Turbet qui nous apporte des références et explications intéressantes sur la construction des cathédrales, l'art gothique, les nombreux métiers de construction dont les tailleurs de pierre, et aussi les règles organisant les loges et les ouvriers qui restent un base importante de la franc maçonnerie. Il y écrit aussi un paragraphe sur le compagnonnage qui a ses fondements sur les ouvriers bâtisseurs comme la franc maçonnerie mais qui, bien que proche, n'est pas, cependant, à assimiler avec elle.
La construction reste encore dans ce tome un composant important. Et il y est rappelé de nouveau que pour le franc maçon cette constructionde l'homme est celle de son temple intérieur.