Des mots

Des mots, toujours des mots, les mêmes mots …  nostalgie d’une chansonnette, d’un refrain peut être ?

Les refrains ?  A la trappe désormais, après que les poètes ont disparu…

Mais ces mots, que nous disent-ils encore ? A chacun les siens : la langue française en compterait autour de 100 000, ah je n’avais guère remarqué. Les spécialistes l’affirment : avec 5 000 mots, on parle une langue aisément. Alors à quoi servent donc les 95 000 restant ?

A fabriquer des dictionnaires ? A faire plaisir à Bernard Pivot ? A les mettre « en bouquet » ?

Nous à la Griffe, on les aime ces 95 000, on les pétrit, on les murmure, on leur donne une nouvelle vie souvent, avec nos rubriques : incontournables, iconoclastes, ces mots désuets en voie d’extinction que l’on n’entend plus guère. 

Heureusement, désormais à défaut de les connaître nos mots, on peut en fabriquer des tout neufs : du clivant, de l’acculturation, de la distanciation, du présentiel ! Et puis ils nous servent bien les mots, avec les mots de passe, les mots clés ; ils sont incrémentés, diantre belle promotion !

Trêve de sentiment, certains sont cachotiers. Au hasard d’une ligne, on les découvre pourtant :  apophatique, noétique, érémitique... Ceux-là sont pour les professeurs, les chercheurs, il faut les traduire. Cependant, ils s’épanouissent plus beaux que jamais dans une fulgurance épiphanique !! Où sont-ils donc tous ces mots ? Dans nos livres, dans ces livres que nous retenons à pleines mains, à plein esprit. Ils nous attirent dans l’imaginaire, le rêve, la poésie, dans notre monde intérieur certainement.

Des mots qui dansent, libres tout à propos.

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