Contribution La Griffe Aquitaine

Rubrique Hors-Normes

Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲△

Facilité de lecture ▲▲▲▲▲

Rapport avec le rite ▲▲△△△

Tout au long de ce livre Philippe VAL nous conduit à réfléchir sur ce rire et les situations qui l’amène. Cela n’a rien à voir avec l’ouvrage d’Henri BERGSON sur ce sujet mais qui traitait surtout de la signification du comique par le rire. L’auteur a une démarche différente du philosophe puisqu’il part de fait de société ou d’expériences personnelles pour y trouver matière à rire ou pas !!Ce livre se présente un peu comme les caractères de Jean de La BRUYERE en ce qu’il dépeint la société actuelle sous de réflexions, de portraits et d’analyses diverses leur point commun étant censé être le rire.

Si Bergson estimait que le comique ne pouvait trouver sa source dans « que ce qui est proprement humain », Philippe VAL considère que tout peut être source de rire. Bien évidement il ne pose aucun postulat sur le sujet mais laisse le lecteur à sa propre réflexion.Les sujets développés peuvent aussi faire polémique notamment lorsqu’il compare comme clown blanc ou comme Auguste un certain nombre de personnages politiques ,hommes ou femmes issus du milieu culturel ou de l’imagination d’écrivains.

Par contre il est plaisant de lire le chapitre consacré à Nietzsche , à sa notion de surhumain et d’ « éternel retour » au terme duquel, il conclue que « Nietzsche est un comique »L’auteur pose bien évidement la question de savoir si aujourd’hui on peut rire sur tout. Bien évidement je ne vous donnerai pas la réponse il suffira pour vous de lire l’ouvrage.

Au travers de ses lignes, VAL nous permet d’appréhender notre société actuelle vue sous un jour qui se veut comique. Il met en évidence et le confirme à la fin cette notion de connaissance de soi-même et de fraternité.

Je ne puis malgré tout de vous livrer un passage de son chapitre final qui résume ce qu’il souhaiterait que le monde soit : « Si au lieu d’entonner à plein poumons sur les notes de Beethoven : « tous les hommes deviennent frères Là où ton aile nous mène »nous chantions : « Là-bas, nous nous donnerons la main, là-bas tu me diras oui » (Mozart Don Juan acte I scène 9.

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