LES MENSONGES DE LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Contribution La Griffe Lorraine

Rubrique Hors-Normes

Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲△△

Facilité de lecture ▲▲▲△△

Rapport avec le rite ▲△△△△

Ce livre qui traite des mensonges est lui-même un petit mensonge. La couverture en gros caractères porte « Pierre Miquel » ce qui est le gage d'un bon livre sur l'histoire, mais en dessous en petites lettres figure « présente » qui suit le titre de l'ouvrage et enfin tout en bas, à droite, « Philippe Faverjon. » et je me suis fait avoir comme un bleu. L'auteur n'a pas le talent de Pierre Miquel. Enfin bon, je l'ai lu quand même. Rien de bien neuf, mais un regard sur les manipulations du grand public lorsque les nations sont en guerre. A ce titre on peut découvrir la vérité sur les bombardements de Dresde, et ses deux cents cinquante mille morts, alors que le plus grand nombre est persuadé qu'il n'y eut « que » quatre-vingt mille victimes, chiffre déjà énorme. Cet écart résulte de la prise de conscience par les alliés de l'effet déplorable que pourrait produire ce nombre effroyable de victimes civiles sur l'opinion publique. Passons sur l'inutilité stratégique et son peu d'effet sur la poursuite d'une guerre déjà gagnée. L'auteur passe ainsi en revue les plus grandes contre-vérités du conflit. Les kamikazes tous « volontaires », La Wehrmacht innocente des crimes de guerre commis par les seuls SS et Erzatengruppe, etc.

Quelles leçons tirer de ces accords entre les militaires, les politiciens et grâce à la mise sous tutelle de la presse et des médias d'alors ? La propagande, les mensonges et les mises en scènes sont des armes de guerre comme les autres. Souvenons-nous de l'invasion de la Pologne au motif d'une prétendue attaque d'un poste frontière.  Les casus-belli sont le plus souvent des artifices grossiers et le public crédule tombe dans le panneau. Tous les belligérants ont employé ces méthodes à différents degrés.

L'auteur consacre bien des lignes, avec raison, sur la soi-disant supériorité matérielle en 1940 des troupes allemandes, lors de l'invasion de la France, alors que la France disposait de plus de blindés et d'avions que l'ennemi. Que s'est-il passé ? Un commandement figé dans une doctrine d'un autre âge : L'infanterie d'abord, et en première ligne. Inutile de vous faire un dessin sur les conséquences.

Tout ceci in fine pour nous rappeler que le doute est une des qualités requises par les hommes libres et de bonnes mœurs.

Précédent
Précédent

LA JUSTICE COMME ÉQUITÉ

Suivant
Suivant

NOUVEAUX LIEUX COMMUNS, EXÉGÈSE, EXORCISME