IL NE RÊVAIT QUE DE PAYSAGES ET DE LIONS AU BORD DE LA MER
Contribution La Griffe Aquitaine
Rubrique Hors-Normes
Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲△
Facilité de lecture ▲▲▲▲▲
Rapport avec le rite ▲△△△△
Quand on est passionné d’Ernest Hemingway, que l’on a été porté par son écriture dans ses nombreux romans, récits et nouvelles comme : « L’Adieu aux Armes » « Le Vieil homme et le mer » « L’été dangereux » « Paris est un fête » « les neiges du Kilimandjaro » et tant d’autres, il est impossible de résister à l’envie de lire le roman de Gérard de Cortanze évoquant la fin de vie et le suicide de ce géant de la littérature.
Ernest Hemingway et Mary Welsh, sa dernière épouse vécurent ensemble de 1946 jusqu’à cette terrible date du 2 juillet 1961. Le livre relate cette dernière année de sa vie ou après des voyages à Cuba et en Espagne, il finira sa vie à Ketchum, ville nichée dans les montagnes Rocheuses du centre de l'Idaho, terre de pêche, de chasse et de randonnée... L’auteur, à travers le quotidien du couple, leur dialogue, leur amour, leur souffrance nous livre un récit d’une grande force et d’une grande beauté. Des paysages décrits émanent les couleurs et les odeurs, les villes, lieux et pays évoqués relatent avec justesse toutes les passions dévorantes d’Hemingway : Le Ritz où ,le barman Frantz Meier lui appris à confectionner de fameux cocktails dont on sait combien il abusa, le village de Cojimar près de la Havane et la pêche au Marlin depuis son bateau baptisé « El Pilar » du nom de la basilique de Saragosse, les arène de Malaga pour y voir triompher Antonio Ordonez…Et l’écriture, l’écriture, l’écriture …
Ce livre m’a emporté dans le tourbillon de la vie d’Ernest Hemingway mais a aussi provoqué chez moi un sentiment de tristesse à la description de sa déchéance physique et mentale due à sa cirrhose, ses troubles bipolaires, son comportement paranoïaque qui seront soignés à la clinique Mayo par sismothérapie et sédatifs. « Tous les écrivains sont cinglés ou menteurs, juste les très bons sont cinglés et menteurs… » dira dans ses « délires » le patient à son Psychiatre, Howard Rome.
Est-ce seulement parce qu'il avait sombré dans l'alcool et la dépression que le géant des lettres américaines a mis fin à ses jours? La question qui reste polémique est largement évoqué par Gérard de Cortanze quand il évoque le FBI …pour ma part je préfère retenir que quelque part en ce monde, Hemingway reçoit toujours son courrier…