LE RIRE DE L’OGRE
Contribution La Griffe Aquitaine
Rubrique Hors-Normes
Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲△△
Facilité de lecture ▲▲▲▲△
Rapport avec le rite △△△△△
Rarement un livre ne m’a inspiré autant d’ennui. L’auteur tout au long de ces 307 pages nous narre l’histoire de deux êtres qui se rencontrent à l’adolescence en RFA où un jeune français est venu faire un stage linguistique. Il y rencontre une jeune allemande dont le père a connu un épisode douloureux lorsqu’il était médecin dans la Wehrmacht qui occupait la région d’Ukraine.
Tout au long de ces longues pages nous assistons au chassé -croisé entre ces deux personnages au destin différent mais qui sont réunis par une passion commune, l’art.
J’avoue avoir été plus que satisfait de terminer cette fastidieuse lecture bien que le style d’écriture soit des plus agréables. Cependant l’histoire, les personnages qui évoluent dans de romantiques décors sont à mon sens des plus glauques bien qu’ils soient entourés d’êtres qui rendent plus humaine cette histoire alambiquée.
La mort et son cortège d’horreurs rôde tout au long de ce roman dont je n’ai peut-être pas apprécié la « substantifique moëlle ». Jonathan Littell, prix Goncourt 2006 pour son roman « Les Bienveillantes » a dû s’inspirer du début de ce livre lorsqu’il décrit les abominations commises par les nazis lorsqu’ils semèrent la mort en Ukraine et abattirent tant de juifs innocents dans des conditions répugnantes.
Ce livre relate vraisemblablement une souffrance inextinguible due à cette seconde guerre mondiale ainsi que le mal être de ceux qui ont traversé cette période troublée de la remise en cause de la société dans les années 68-73.
L’auteur est torturé par ce qu’il a vu ou connu dans son enfance et cela se ressent.
Si l’on veut s’endormir paisiblement, je déconseille fortement la lecture de ce livre qui ne pourra procurer que des cauchemars