UNE FAMILLE AMÉRICAINE

Contribution La Griffe Paris

Rubrique Hors-Normes

Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲▲

Facilité de lecture ▲▲▲▲△

Rapport avec le rite △△△△△

Les Appalaches sont une immense région de montagne et de collines connue qui va de l’Alabama et la Géorgie au sud à L’Ohio au nord.

Le cœur de cette région ce sont des états comme le Tennessee, le Kentucky, connus chez nous par des noms qui fleurent bon l’Amérique comme Memphis, Nashville, Cincinnati, ainsi que par la « country musique », Elvis Presley et… la route du bourbon.

C’est là que naquit et grandit, JD Vance, comme des millions de blancs, irlando-écossais de la classe ouvrière américaine sans diplôme. Dans ces familles, la pauvreté est une tradition familiale : leurs ancêtres étaient journaliers dans le sud, puis leurs descendants sont remontés au nord pour travailler, comme ouvrier dans la sidérurgie.

Avec la récession économique des années 1980, la crise de l’acier et de l’automobile, ces populations se sont trouvées, déclassées, sans emploi, plongées dans la plus extrême pauvreté. Les habitants de ce que l’on a appelé : « la ceinture de rouille », sont dotés d’une « culture rustique » la majorité d’entre eux a plongé dans la de-civilisation ; agissant au gré de leurs instincts, de l’alcool, de la drogue, des conflits familiaux, de la violence. Ce sont les « Hillbillies » autrement dit des ploucs, des « red necks, des « white trash », ces lamentables fustigés par Hillary Clinton.

C’est dans cet univers que le petit Vance va grandir entre une mère alcoolique et droguée absente, parfois emprisonnée, changeant sans cesse de partenaire, mais persuadée que les études sont une chose importante. Un père évidemment parti depuis longtemps, un grand-père alcoolique, mais doté au fond de lui-même de valeurs comme sa grand-mère Mamaw sorte de « calamity jane » n’hésitant pas à user du colt pour régler la moindre querelle mais qui sera sa boussole solide, et qui, ayant foi dans le rêve américain, soutiendra JD Vance dans son ascension sociale.

Vance, comprendra le sens à donner à sa vie, sera sauvé par l’armée et quatre ans chez les GI’s, entrera à Yale, deviendra avocat, puis sénateur. Il a cette capacité de se construire, de vouloir et oser qui lui permettra d’accomplir son rêve pour finir : vice-président des États-Unis !

Il a su mettre en œuvre les quatre vertus cardinales : courage, tempérance, justice (il est avocat) et prudence. Cette dernière lui sera utile, mais l’homme sait attendre, il a 40 ans et son président 78.

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 LE GRAND OEUVRE DANS LES      « NOCES CHYMIQUES »   DE CHRISTIAN ROSECROIX

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