Écrits sur la Franc-Maçonnerie.
Contribution La Griffe Île de France
Rubrique Hors-Normes
Recueil de textes et d'articles antimaçonniques par l'un des grands contempteurs de l'Ordre.
Recommandation de lecture: ▲▲▲▲▲
Intérêt général de l’ouvrage:▲▲▲▲
Facilité de lecture:▲▲▲▲
Rapport avec le rite: ▲▲▲▲
Voilà ce que c'est que de traîner chez les libraires d'occasions : on y fait parfois de mauvaises rencontres ! Pour notre défense, le titre tentateur nous semblait offrir toutes les garanties d'un produit « estampillé casher » mais, à notre grande surprise, c'était une nourriture pas très fraîche qui nous était servie là, j'irai même jusqu'à diagnostiquer quelque chose de l'ordre d'un vomitif. D'urgence, je me renseignais sur l'auteur dont je connaissais vaguement le nom, pour mettre en route un contre-poison ! Je m'apprêtais même à lui faire suivre un cheminement rapide vers la poubelle quand, par curiosité, je me mis à le lire. Sans être ni paranoïaque ni masochiste, cela fait toujours un petit quelque chose quand même de s'apercevoir que l'on n’est guère apprécié, que l'on est même l'objet déclencheur de tous les maux du monde. À un point, qu'en se rasant le matin, on découvre l'image de Belzébuth dans son miroir ! Il n'y va pas de main morte notre petit noble italien ami du fascisme, en matière de caricatures. Tout y passe : la « Société des Nations » comme image d'un super-état maçonnique, le passage d'un ésotérisme classique à une pratique de la subversion, de l'influence secrète de la Maçonnerie dans la guerre civile espagnole, la préparation intellectuelle des révolutions, la relation entre illuminisme et révolution et, naturellement, un petit coup de judéo maçonnisme et même la culpabilité de la philosophie de René Descartes dans la subversion anti-chrétienne ! Un long dialogue s'instaurera entre René Guénon, Léon de Poncins et lui où, face à ses interlocuteurs, il persistera dans une vision très réactionnaire des choses, alors que Guénon critiquera la Maçonnerie pour l'abandon d'une tradition supposée « primordiale » et de Poncins pour son abandon à un rattachement catholique conservateur. Après une hésitation légitime, j'ai poursuivi la lecture de l'ouvrage jusqu'à la dernière ligne et en ai tiré deux réactions : d'abord un immense éclat de rire devant autant d'inepties « à la Bouvard et Pécuchet » tant sur le plan historique, théologique que philosophique. Mais, cependant, un rire un peu contrarié, quand nous connaissons où conduisirent ces délires. Notre discernement maçonnique ne peut que nous inciter à la vigilance.