LA SCIENCE DES NOMBRES
Contribution La Griffe Hauts de France
Rubrique Hors-Normes
Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲△△
Facilité de lecture ▲▲△△△
Rapport avec le rite ▲▲△△△
L’occultisme représente la recherche et l’approche de ce qui, dans la nature, est caché aux yeux du profane. Sa pratique, par l’usage de l’analogie, permet la connaissance non seulement de ce qui est visible mais aussi, pour qui sait voir, de la partie invisible des choses permettant une approche des forces et des lois qui régissent l’univers et la création.
Papus est l’un des plus célèbres, voire l’un des chefs de ce courant en France.
Son livre La science des nombres nous donne un éclairage sur la différenciation à faire entre le chiffre qui n’est que la forme contingente quantitative du nombre et le nombre lui-même qui est le rassemblement dans une unité de cet aspect quantitatif à un aspect qualitatif plus profond et ontologique allant au-delà de l’apparence.
La première partie est très instructive pour les « cherchants » qui veulent aller plus loin que la symbolique de base et approcher une symbolique plus initiatique et particulièrement du Un et des dix premiers nombres à partir desquels se déclinent tous les autres par extension. Cela permet, par leur caractère pair ou impair, par l’addition, la soustraction, la multiplication, la division, le carré, le cube, la racine, la réduction et l’addition philosophique, la découverte de l’expression, d’une part des trois plans intimement liés de la création, monde divin de l’Esprit, monde intermédiaire astral et monde inférieur de la forme matérielle, et d’autre part de leur inter relation et leur imbrication, nous rapprochant de la vision de Pythagore pour qui « le nombre détermine les vertus des différents Êtres. »
La seconde partie se veut plus pratique s’éloignant des « vertus occultes » pour aller vers les « sciences occultes » plus rationnelles. Si les approches de la relation des nombres avec la Cabbale, la guématrie et la musique peuvent être intéressantes, celles qui revisitent l’histoire, les grands événements et la vie des grands hommes me semblent d’un moindre intérêt dans une démarche ésotérique ou initiatique et plus du domaine du divinatoire ou de la superstition.