IL N’Y A PAS D’IDENTITÉ CULTURELLE
Contribution La Griffe Lorraine
Rubrique Hors-Normes
Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲△△
Facilité de lecture ▲△△△△
Rapport avec le rite ▲▲▲△△
Il est toujours intéressant de s'attacher au sens des mots, et quelques fois, d'élargir celui communément adopté. Ainsi en est-il des mot identité et culture. Mais c'est une autre chose que de la faire à bon escient, et surtout d'en faire des concepts personnels.
De la même façon provoquer le lecteur par un titre paradoxal peut se révéler payant, si le but recherché est celui de titiller nos neurones. Afin d’étayer son paradoxe l'auteur en vient à modifier tant et si bien le sens des mots, que l'on si perd un peu. Certes, il reconnaît la nécessité de défendre les ressources d'une culture, mais pour lui la culture, au sens large, est découpée en cultures sociétales, pour ensuite intégrer une donnée propre à chacun. Ce qui revient à dénier l'existence même de culture commune, ce qui, à mon sens n'est pas acceptable et qui aurait fait bondir sur sa chaise Lévi-Strauss. Mais ceci est une autre histoire.
En voulant nous faire entrer dans les méandres de l'identité propre, du moi, de la culture, de la notion d'appartenance, l'auteur lui-même finit par se perdre dans le sens qu'il accorde aux mots et qu'il modifie, en fonction des besoins de l’ouvrage et des idées développées. Ce qui fait que le lecteur s'égare de la même façon, et se lasse rapidement. Fort heureusement, il n'y a que 93 pages en petit format !
Tout cependant n'y est pas négatif et confus, émaillé de remarques propres à nous interroger : qui sommes-nous vraiment ?