UNE DEMEURE ALCHIMIQUE LE CHÂTEAU DE CHASTENAY
Contribution La Griffe Lorraine
Rubrique Hors-Normes
Intérêt général de l’ouvrage ▲▲△△△
Facilité de lecture ▲▲▲▲△
Rapport avec le rite ▲▲▲△△
N'est pas le pseudo Fulcanelli qui veut. De la Varende, sans doute émoustillé par les demeures philosophales de Fulcanelli, se prit d'un besoin de plume pour faire de son châtelet une construction hermétique. Après tout pourquoi pas ? Hélas notre auteur, un franc-maçon, en quête de symboles alchimiques, en discerna d'une façon assez simpliste.
Voyait-il trois fenêtres qu'elles étaient selon lui, une allégorie de la trinité et des trois composants de la Pierre philosophale. Quatre fenêtres ? Le symbole d'un carré magique, etc. Avec un tel système on tombe vite dans la vision de symboles un peu partout, quand bien même il ne s'agit que de choses des plus communes, dénuées d'allégories dans les intentions des bâtisseurs.
Où les choses se corsent, c'est avec les lieux communs de l'ésotérisme bon marché. Ainsi les templiers -encore eux- sont appelés en renfort. Passons sur les fameux courants telluriques et autres. Quant à l'affirmation que les romains ignoraient l'usage des échafaudages, elle est à mettre au rang des âneries historiques et architecturales. Il faut dire que l'auteur avait besoin de cette faribole pour preuve de l'ancienneté de son château.
Tout ceci est fort dommage, car De la Varende fait preuve d'une grande pénétration du symbolisme maçonnique spirituel. Comme quoi, on peut être un franc-maçon même en s'égarant dans les demeures alchimiques qui ne sont ici en l’occurrence qu'illusion.
Après tout, notre auteur pouvait-il affirmer comme dans la chanson « j'ai un beau château, tire la, tire laine, j'ai un beau château, tire la tire l'eau ».