ALESIA 52 avant J.-C.

Contribution La Griffe Lorraine

Rubrique Hors-Normes

Parce que les Romains furent les plus forts. Ben voyons !

Recommandation de lecture: ▲ ▲

Intérêt général de l’ouvrage:▲ ▲▲

Facilité de lecture:▲ ▲

Rapport avec le rite: 0

Yann le Bohec est professeur émérite à la Sorbonne. Il a trempé sa plume dans quelques ouvrages sur l'armée romaine. Mais il n'a pas dû la tremper bien profondément. Ce livre contient quelques affirmations regrettables, comme cette idée reçue des épées gauloises en fer blanc, où encore évoquant la fondation de Lyon par l'empereur Claude, alors que Lyon fut bien avant un comptoir grec et phénicien.

Pardonnons-lui ces erreurs, que bien des historiens ont colportées. Mais enfin, pour un professeur émérite... Le récit de la défaite des Gaulois à Alesia est connu essentiellement par les écrits du vainqueur lui-même, Jules César. Tout le reste n'est que reprises et interprétations. Labiénus, un des grands généraux de César, participa activement à la conquête des Gaules, et s'occupa, entre autres choses de la propagande.

Yann le Bohec a le mérite de porter sur la Guerre des Gaules (Commentarii de Bello Gallico) un regard critique, ne s'en laissant pas trop compter par le proconsul d'alors. Le livre reprend les principaux événements qui menèrent au siège d'Alesia, puis détaille les préparatifs du siège, par les deux parties en présence et enfin les différentes batailles autour de la ville. Il en profite, à raison, d'affirmer que la localisation d'Alésia à Alise Sainte Reine, est parfaitement établie.

Hélas les propos de l'auteur sont parfois confus et l'on ne sait s'il parle des Gaulois ou des Romains, ce qui oblige le lecteur à effectuer d'incessants allers et retours. Le style enfin, n'est pas des meilleurs, et oscille entre discours universitaire et vulgarisation enfantine. Le récit est entrecoupé de remarques sur le vocabulaire de la poliorcétique, mal employé selon lui et pour les mêmes mots à plusieurs reprises. Ainsi, la contrevallation, mot qu'il ne supporte pas. Que c'est dommage, car le sujet est passionnant ! 

L'ouvrage s'achève sur une question, qui, selon lui, n'a jamais été posée : pourquoi Vercingétorix a t-il été vaincu ?

Parce que les Romains furent les plus forts. Ben voyons !

C'est pas beau ça ? Je suis sûr que vous n'y aviez jamais pensé.

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