Contribution La Griffe Lorraine

Rubrique Hors-Normes

Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲▲

Facilité de lecture ▲▲▲▲△

Rapport avec le rite ▲△△△△

« Immortel », non, non, pas les académiciens en habit vert, ni un bouquet de fleurs impérissables, mais une nouvelle aventure de Tomás Noronha, le héros récurrent de Dos Santos, au cœur de l'intelligence artificielle (IA). L'intrigue n'est que prétexte à une vulgarisation scientifique et à une sensibilisation sur l'IA et son emprise sur l'humanité. Cracks de l'informatique et scientifiques s'abstenir 

Si vous cherchez un thriller plein d'adrénaline et de testostérone, abstenez-vous, seul le troisième tiers du livre et sa fin quasi apocalyptique vous feront palpiter. En revanche, de vraies sueurs froides sont garanties, mais pour d'autres raisons. Les informations scientifiques - nombreuses sources à l'appui en fin de livre - sont données pour vraies. Les dernières techniques en IA et en ingénierie génétique sont explorées. Les passages consacrés aux GAFA, à l’internet, le flicage généralisé en Chine avec son réseau dense en caméras font frémir, grands naïfs et incultes en la matière que nous sommes pour la plupart. La singularité, moment où la machine surpassera l'Homme, guetterait le monde.

De quoi se questionner avec angoisse sur l'avenir de l'humanité dans un monde contrôlé par l'IA : les machines accèderont elles à la conscience ? Se retourneront elles contre l'homme ? L'avenir est-il dans la fusion de l'Homme et de la machine ? Entre l'avènement d'un surhomme, le cyborg avec ses multiples manipulations génétiques, la recherche d'immortalité au travers de la technologie et toutes les dérives possibles, quid de l'éthique, de la liberté, de l'égalité et de la fraternité ? D'autres plus « intelligents » et plus diaboliquement accrocs aux profits et aux pouvoirs décident déjà pour nous. Les lunettes virtuelles du Métavers et des mégalos du numérique nous aveuglent.

Alors complotiste ou réaliste ce livre flippant ? Même s'il est facile à lire, bien écrit, je ne vous cache pas que j'aimerais le ranger définitivement dans la rubrique science-fiction.  Hélas ...

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ET ON TUERA TOUS LES AFFREUX

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MUTUS LIBER LE LIVRE SANS PAROLES