PALMYRE
Contribution La Griffe Lorraine
Rubrique Hors-Normes
Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲△△
Facilité de lecture ▲▲▲△△
Rapport avec le rite ▲△△△△
Paul Veyne, professeur au collège de France et sûrement l’un des plus éminents spécialistes de l’Antiquité romaine. Sa biographie impressionnante est disponible sur Wikipédia.
Ce petit ouvrage sur Palmyre fut écrit un peu par tristesse, sachant que les enragés de Daech avaient détruit tous les vestiges de la « Venise du désert », Paul Veyne a ressenti le besoin de raconter l’histoire étonnante de cet îlot perdu au milieu du désert.
Heureusement que ça se lit vite, car c’est une lecture pénible, on a beau être un grand historien de référence, un grand sachant dans un domaine, on n’en est pas pour autant l’outil de transmission le plus efficace, ni l’écrivain le moins léthargique. Lorsque l’on cumule trop de « grandes écoles », on arrête de parler à la valetaille et l’on ne s’adresse qu’en égal à Dieu, lui au moins est capable de comprendre.
De la Grèce aux Perses en revenant par les Romains, du capitalisme caravanier aux multiples religions, la cité de la grande reine Zénobie sombra dans toutes les ivresses. L’ensemble du texte produit un panorama très flou, peut-être même contestable à certains moments, mais je ne suis pas en mesure de contredire un grand historien.
Bref, c’est attractif pour le fond, mais pour la forme il faut beaucoup de courage et une passion pour les puzzles tant toutes les pièces sont flottantes et l’ensemble morcelé.
La célèbre Zénobie ne fait l’objet que d’un très court passage, car si elle est célèbre, elle compte pour peu dans l’histoire de Palmyre, si ce n’est pour sa chute.
En fait, c’est une influenceuse de l’époque, très belle apparemment, sûrement avec la « bouche en canard » comme sur les réseaux sociaux, avec des troubles narcissiques importants et qui vivait non pas à Dubaï, mais en Syrie.
Et ça finit mal.