LE ROMAN DES DAMNÉS

Contribution La Griffe Paris

Rubrique les Incontournables

Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲▲

Facilité de lecture ▲▲▲▲▲

Rapport avec le rite △△△△△

Nous avions déjà fortement apprécié l’ouvrage d’Eric Branca sur « L’ami américain ». Avec ce nouveau bouquin (un livre de poche : facile à emporter partout) l’auteur nous entraîne dans les méandres du cynisme le plus scandaleux, certains diront même le plus abject.

Eh oui tous ces braves nazis ont échappé à toute comparution, mais plus scandaleux encore, ils n’ont même pas été cités au procès de Nuremberg ou alors comme simples témoins à charge ! Plus terrifiant de surcroît, ils sont devenus des personnes influentes, bien respectables, bien respectées et souvent dans l’opulence. Morts dans des lits douillets.  

Le scandale est révélé, démonté sans aucune cachotterie, avec les références, les preuves indubitables. Notre historien, journaliste et enquêteur nous apprend les turpitudes des Schellenberg, des Wernher Von Braun, des Achenbach, du général Von Paulus, le vaincu de Stalingrad et quelques autres éminents nazis « récupérés » par les américains essentiellement.  

Effrayante brochette d’individus qui ont assisté, soutenu le régime et ont été souvent de véritables bourreaux pour les ouvriers de l’enfer, pour tous ces damnés des camps de travail ou d’extermination.

Bien sûr, ils savaient, plus encore ils étaient les associés conscients, souvent volontaires des crimes et des tortures, des génocides en masse. 12 récits qui font froid dans le dos, difficiles à supporter tant ils sont violents. Le mal absolu « effacé », nié, rejeté dans les oubliettes de l’histoire mais que nous devons connaître. Prise de conscience, mémoire à conserver.

Une seule petite lueur, toute petite pour ne pas, au bout de 350 pages, être définitivement démoralisés, la vie de l’aviatrice Anna Reitsch l’ange des maudits, certes, mais qui n’a pas été associée aux horreurs. Oui une petite lueur d’humanité clôt ce livre. Il était temps !

Espérons qu’Eric Branca pourra écrire le même ouvrage avec les nazis au service de l’URSS.

« Celui qui accroit sa science, accroit sa douleur... ».  (Ecclésiaste 1 – 18)

Sûrement, pour autant il ne faudrait pas faire l’autruche par peur de la vérité. Celle-ci vient un jour ou l’autre vous bousculer même si, sortant du puits, elle n’est pas toujours très belle à regarder !   

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