GRANDEUR DE L’ATTENTE

Contribution La Griffe Lorraine

Rubrique Métaphysique

Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲△△

Facilité de lecture ▲▲▲▲△

Rapport avec le rite ▲▲▲△△

Ce n’était peut-être pas le moment pour moi de lire cet ouvrage de la grande Jacqueline Kelen. Je ne parviens pas à la retrouver entièrement. Bien évidemment sa culture et ses analyses sont comme d’habitude remarquables, mais il manque un peu d’elle-même.

En faisant abstraction de cet avis totalement subjectif, l’ouvrage nous présente les vertus de l’attente au travers de très nombreux exemples littéraires, mythologiques, etc.

L’attente… amoureuse, du Messie, de Dieu, de « l’intranquillité » de Pessoa, des contes de la Belle au bois dormant à la jeune fille apeurée qui demande « Anne, ma sœur Anne, ne vois-tu rien venir ? » et qui attend les secours pour échapper au couteau de Barbe-Bleue, dans les romans de Buzzati, dans la Bible et la mythologie, etc. D’autres exemples encore et … trop, car toute la thèse de Madame Kelen aurait pu tenir dans un article de quelques pages et cela aurait été plus digeste, plus fort aussi.

En creux, Jacqueline Kelen nous brosse le portrait de notre civilisation aux abois, pressée de toutes parts, où tout est devenu « intempérance », « perte de transcendance » et donc d’espérance.

Même si je fus déçu par l’étalement culturel un peu indigeste, car de la grande Jacqueline on attend toujours beaucoup, c’est un ouvrage magistral, bien construit, très bien écrit, d’une richesse dense et brillante… Mais elle n’est pas totalement dans son texte, mon attente personnelle ne fut pas comblée !

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