QUAND DIRE, C’EST VRAIMENT FAIRE

Contribution La Griffe Lorraine

Rubrique Métaphysique

Intérêt général de l’ouvrage ▲△△△△

Facilité de lecture △△△△△

Rapport avec le rite ▲△△△△

Je me faisais une joie de lire ce texte, sans n’avoir jamais lu d’ouvrage de Barbara Cassin, j’avais entendu une interview à la radio à propos de ce livre et le sujet m’intéressait.

« Quand dire, c'est vraiment faire » possède un sens dans la démarche maçonnique, nous utilisons également le « performatif » qui est le fait de « dire » et le verbe devient réalité, comme le maire lors d’un mariage par exemple : « je vous déclare … mari et femme ». Comment le verbe se transforme en action, la lettre et l’esprit, la pensée et l’action, le logos, la parole perdue, « je vous crée, constitue… », toutes ces articulations me semblent captivantes.

Je peux avouer sans aucune honte que je n’ai pas pu dépasser le premier tiers de cet ouvrage, et cela dans une souffrance de lecture bien supérieure à la lecture d’un courrier de l’administration française.

Sur le fond, rien ne correspond à mes attentes, aucune idée novatrice, juste des parallèles plus ou moins étirés avec la mythologie grecque et des théories plus ou moins détournées (voire « inspirées » selon certains) de l’œuvre de John Langshaw Austin.

Sur la forme, c’est illisible, incompréhensible, un charabia obscur et informe. Pour une académicienne, c’est plutôt court et inélégant. L’oralité semble la rendre bien plus sympathique.

Certes on pourrait me rétorquer que je n’ai pas compris, pas le niveau ni la culture, pas la finesse ni l’intelligence nécessaire et c’est tout à fait possible, mais ce dont je suis absolument certain c’est que ce personnage issu d’un autre temps où la philosophie se devait d’être hermétique au profane. Ce temps est révolu, et c’est heureux, car derrière cette obscure littérature il n’y a rien, c’est de l’esbroufe, du brouillard pour cacher le manque de réflexion profonde et de lien avec le monde réel.

Madame Cassin est directrice de recherche au CNRS et on se demande encore pourquoi on ne trouve plus rien dans ce pays.

Lamentablement à l’image de nos élites françaises pratiquant l’onanisme cérébral sans percevoir leur stérilité, leur ego est maussade, autocentré, dépassé, pitoyable et coupé du monde… Bref, ce n’est pas un texte, c’est une immense lapalissade pléonastique dont le syllogisme tautologique n’est en fait qu’un paralogisme sophistique (ouf).

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