Contribution La Griffe Languedoc - Roussillon

Rubrique Métaphysique

Intérêt général de l’ouvrage ▲▲▲▲▲

Facilité de lecture ▲▲▲△△

Rapport avec le rite ▲△△△△

Il ressort implicitement, tout au long de ce livre, qu’être vivant a pour but de chercher la rédemption de la faute originelle : « Le chrétien n’est pas sur Terre pour son plaisir. Il n’est point en ce monde pour y chercher sa joie » affirme l’auteur en citant St Augustin.

« Il faut retrancher à la chair, intérieurement et extérieurement, tout ce qui pourrait la satisfaire, travaillant à ne la contenter en aucun de ses désirs ».

La première édition de cet ouvrage, Editions la Colombe, date de 1953. Depuis, il y a eu Vatican II.

Ce livre peut permettre de comprendre le gouffre quasi infranchissable entre cette approche qui prône une mortification permanente et une austérité intégrale dans le but d’une rédemption probable à sa mort et notre démarche comme Franc-Maçon dont la finalité est l’éveil intérieur et la réintégration au Principe.

Mais l’Église a assoupli son approche de la religion et aujourd’hui, il est possible d’observer de nombreux points communs entre une nouvelle approche de la Religion et celle de la Tradition à travers la Franc-Maçonnerie.

Dans la nouvelle eschatologie catholique, le Paradis et l’Enfer n’existent plus comme lieux de béatitudes ou de tourments éternels.

Mourir en état de péché mortel, c'est ne pas s'être repenti de ses fautes et dès lors, c'est refuser de rentrer dans l'amour de Dieu.

L'enfer n'apparaît plus comme un lieu de souffrances éternelles mais comme un état de solitude éternelle qui maintiendrait le pécheur non repenti en dehors de l'amour de Dieu.

À côté de cette nouvelle définition du paradis et de l'enfer, considérés comme des états de conscience, il existe un autre grand problème qui est celui du baptême dont il est question en permanence dans ce livre.

Aujourd’hui l’Église affirme que : « La volonté salvifique universelle de Dieu, et la médiation corrélativement universelle du Christ, signifient que toutes les notions théologiques qui, en définitive, remettent en question la toute-puissance de Dieu et en particulier sa miséricorde, sont inadéquates. Il faut sortir d’une vision trop restrictive du salut, contraire à la nature même de Dieu, miséricordieux et sauveur ».

Il reste toutefois de nombreuses controverses qui viennent animer de grands débats au sein de l’Église elle-même cette fois.

Il faut lire ce livre comme une curiosité permettant de comprendre les courants intégristes actuels dans l’Église catholique et le chemin parcouru.

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